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Pour cette newsletter estivale, j’ai eu le plaisir d’échanger par skype avec mon amie Cécile qui termine un tour du monde de 4 mois avec sa fille de 6 ans. Elle nous parle de ce qui l’a poussé à tout lâcher pour 4 mois et pour partir à la découverte du monde avec sa fille. Elle a gentiment accepté de partager son expérience, son budget tour du monde et ses conseils pour vous aider à imaginer votre propre tour du monde et vous convaincre que c’est possible. Bonne lecture et bonne évasion !

 

Parle nous un peu de toi, qui es-tu Cécile ?

Cécile, 35 ans, mère célibataire de Sina, 6 ans qu’elle élève seule. Travaille en banque après une carrière en conseil. Passionnée de voyage, apprentissage, développement personnel. Vit à Luxembourg, depuis 5 ans et avant cela aux Emirats Arabes Unis.

Quelle est ta relation avec l’argent ?

L’argent pour moi est un outil. Ce qui compte, c’est ce que l’on veut en faire : une fois les besoins essentiels couverts, l’important ce sont les expériences que l’argent permet de vivre. Pour moi, ce sont surtout les voyages.

Parle-nous de ce tour du monde. Pourquoi et comment t’es venue l’idée ?

C’est parti d’un besoin de faire un break après 4 années mouvementées d’un point de vue personnel et professionnel. Un sentiment de toujours courir, de subir une routine définie par l’employeur, la société, l’école. J’ai eu besoin et envie de prendre du temps pour moi. J’ai toujours adoré voyagé et eu le projet de faire un tour du monde. Finalement, j’ai décidé de le faire avec ma fille, pour prendre le temps de me reconnecter à moi-même. C’est un cadeau que j’ai décidé de me faire, m’offrir le luxe de ne rien faire pendant 4 mois. J’avais envie de nature, de grands espaces, plages, déserts pour retrouver celle que je suis vraiment, pour me ressourcer. 

Le déclic s’est fait lors d’une co-voiturage où j’ai pris un Ougandais dans ma voiture pour un trajet de 2 heures entre Luxembourg et Bruxelles. Il était lui-même en tour du monde et m’a dit : « il n’y a jamais de moment parfait pour un tour du monde ». Ma fille n’était pas encore à l’école primaire, ma situation professionnelle était stable et j’avais suffisamment d’économies pour me le permettre. J’ai décidé que c’était le bon moment pour moi de partir. C’était en avril 2018, un an avant le départ.

 

J’ai commencé par planifier la durée et l’itinéraire afin de le rendre suffisamment concret et réel dans ma tête pour m’obliger à sauter le pas. Ensuite, j’ai informé mon employeur, ainsi que l’école de ma fille. Plus question de faire marche arrière.

Comment as-tu préparé le voyage d’un point de vue financier ?

Je l’ai construit en estimant le prix des vols et le budget par jour par pays. Ça donne un premier budget qui permet de savoir si c’est réalisable. J’étais arrivée à un budget de 20.000 EUR pour ma fille et moi pour nos 4 mois de tour du monde. Nous avions concentré notre itinéraire sur l’Océanie et L’Amérique du Sud. Les vols ont représenté à peu près un tiers du coût de notre voyage. En fonction des pays visités, le coût par jour peut varier de 1 à 10. Je conseille donc de rapidement déterminer son itinéraire pour préparer un premier estimatif.

En parallèle, j’ai réfléchi à des pistes pour réduire mes dépenses afin d’économiser plus pour financer mon voyage. Annulation de certaines assurances pendant notre absence, résiliation ou suspension de contrats de services tels que TV, internet, électricité… J’ai constaté que beaucoup de personnes qui prévoient un tour du monde trouvent également des sources de revenus alternatives telles que sous-louer leur logement, trouver des sponsors en donnant un caractère « caritatif » à leur voyage,…

 

Ton budget a-t-il collé à la réalité ? Quel bilan en tires-tu à la fin du voyage ?

Oui, nous sommes restées dans l’enveloppe des 20.000 EUR à deux que je m’étais fixée. C’est un budget conséquent pour un tour du monde, certains voyageurs y arrivent pour beaucoup moins. C’est parce que nous avons visité des pays relativement chers tels que la Nouvelle-Zélande, l’Australie et la Polynésie française. En partant avec ma fille, je ne voulais pas non plus voyager de manière trop spartiate, j’avais opté pour un certain niveau de confort (chambre privative vs dortoirs, repas sains et équilibrés). Si vous êtes plus aventurière, vous pouvez arriver à faire un tour du monde pour 10.000 EUR en faisant des concessions sur l’itinéraire (par exemple passer beaucoup de temps en Asie) et surtout le niveau de confort.

Il existe des tickets « tour du monde » à partir de 1500 EUR (avec de stops pré-définis) dans certaines agences spécialisées ! Plus on veut faire du sur-mesure ou inclure des destinations chères / mal reliées, plus ça va coûter cher. 

     

Je n’ai pas dépassé mon budget parce que j’ai déniché sur place des activités moins chères (ou gratuites!)  qu’initialement prévu en négociant et en étant débrouillarde. J’avais également surestimé le budget nourriture parce qu’on a finalement beaucoup cuisiné nous-même. Une fois sur place, je me suis rendue compte que j’en avais envie et que c’était plus agréable que de manger en permanence à l’extérieur.

 

Pour bien gérer son budget, il faut réserver ses billets d’avion dès que possible. Idéalement, un an à l’avance. Pour le billets tour du monde, je conseille de passer par une agence spécialisée, les billets sont beaucoup plus compétitifs qu’en planifiant soi-même sur internet pour ce type de voyage.

 

Pendant le voyage, il faut également veiller à toujours avoir du liquide sur soi en cas de problème. J’avais toujours l’équivalent de quelques centaines d’Euros qu’on peut changer sur place, en cas de pépin.

 

Et finalement, il était comment ce voyage ? Moments forts ? Petites galères ?

Je n’ai eu que des moments forts, pas de vraie galère. J’ai perdu mon appareil photo et ma carte de crédit mais ce n’est vraiment rien de grave et j’ai tout de suite trouvé une solution de remplacement.

Il y a eu tellement de moments merveilleux, c’est difficile de les citer tous. Voici juste quelques morceaux choisis qui ont suscité une vraie émotion pour moi :

Plongée où j’ai pu caresser des dauphins en liberté en Polynésie

 

– Dormir à la belle étoile dans le désert Australien

– Couchers de soleil et levers de lune dans le désert d’Atakama au Chili

– Retrouvailles avec des amis de longue date que je n’avais pas vu depuis 10 ans en Australie, a Mooera et au Pérou

 

Qu’est ce qui a été le plus compliqué point de vue argent lors de ce voyage ?

Sans hésiter, la gestion du cash. Dans certains pays, toutes les transactions se font en cash et les distributeurs ne sont pas tous fiables. En Bolivie par exemple, j’ai mis 2 heures pour retirer de l’argent. 

Déterminer combien retirer n’est pas toujours évident non plus. Si tu retires trop, tu te fais avoir sur le taux de change, mais si tu ne retires pas assez tu risques de te retrouver coincée à un endroit sans distributeur.

Je conseille également de partir avec plusieurs cartes et surtout d’avoir quelqu’un dans votre pays de résidence qui a procuration sur vos comptes et peut débloquer des situations d’urgence en cas de besoin.

Quels conseils donnerais-tu à celles qui rêvent d’en faire un ?

De se lancer ! Soyez déterminée et organisée. Préparez-le longtemps à l’avance, renseignez-vous énormément avant. Je ne conseille pas de partir avec juste un billet aller, pas pour ce type de voyage, ça revient carrément plus cher. Pensez également à prévoir suffisamment de temps pour les démarches préalables telles que visa, mise en location de votre maison, organisation des cours à distance si vous partez avec enfants scolarisés, …

 

Et surtout, voyagez léger ! Pour 4 mois et avec une enfant de 5 ans, je suis partie avec 18 kgs de bagage et je me suis rendue compte que c’était encore « beaucoup »

Tu repartiras un jour en tour du monde ?

Et comment ! Ce tour du monde est le premier d’une longue série, j’en suis persuadée. Il m’a permis d’y voir plus clair sur la direction que je veux donner à ma vie, tout en comblant plusieurs objectifs de développement personnel. A la rentrée, je veux lancer une activité complémentaire de coaching en parallèle de mon « vrai » boulot et je sais que je peux toujours repartir en tour du monde, quand le besoin se fera ressentir. Maintenant que j’y ai goûté, je ne vais pas m’en priver 

 

Voilà, c’est tout pour le témoignage de Cécile. Je me réjouis de la revoir très bientôt à Luxembourg pour qu’elle m’en dise encore plus sur cette magnifique aventure. Et je vous retrouve en septembre pour des nouveaux témoignages d’investisseuses et entrepreneuses. Si vous voulez partager votre propre expérience avec nos lectrices, n’hésitez pas et envoyez-moi un message ! 

Et si ce témoignage vous a plu, partagez cet article et notre newsletter pour que d’autres femmes rejoignent notre communauté !

Bon été !

Gaëlle