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Greta Thunberg est une adolescente suédoise de 16 ans à l’origine des mouvements de grève étudiante pour le climat qui se sont déroulés un peu partout vendredi passé. Des milliers de militants l’ont accompagnée dans sa démarche. Le 25 Janvier dernier, c’est au cours d’un discours alarmiste au forum économique de Davos qu’elle interpelle les dirigeants en délivrant un message frappant  “Je ne veux pas que vous ayez de l’espoir, je veux que vous paniquiez”.

 

 

 

 

Greta Thunberg, une prise de conscience

 

A dix ans, elle participe à sa première manifestation avec ses parents. A l’âge de onze ans, elle est diagnostiquée du syndrome d’Asperger, une forme d’autisme léger.

C’est à l’école qu’elle découvre un documentaire sur le plastique dans les océans. Pour elle, c’est la douche froide. Victime d’une dépression nerveuse, elle parle avec ses parents de ses inquiétudes concernant l’environnement et la crise climatique. Pour aider leur fille, ils décident de la soutenir dans ses convictions.

Elle devient végane et encourage sa famille à faire de même. Elle décide également d’arrêter de prendre l’avion. Depuis, elle voyage en train. Pour se rendre à Davos, elle a pris le train et mis plus de 32 heures pour s’y rendre.

« J’ai arrêté de prendre l’avion par conviction, parce que je ne veux pas dire une chose et agir autrement (…) J’estime qu’il est insensé que des personnes qui discutent notamment ici du dérèglement climatique, arrivent en jet privé ». 

 

Greta Thunberg, une icône pour les jeunes

 

En Suède, durant l’été 2018, son pays est confronté à des vagues de chaleur importantes, entraînant des incendies de forêt dévastateurs. A la place de suivre ses cours à l’école, elle reste assise devant le parlement suédois chaque jour. Son slogan ? “Grève étudiante pour le climat”. Elle décide d’y rester jusqu’aux élections de septembre 2018.

Elle impose au gouvernement suédois de réduire les émissions de carbone (tel que prévu par l’accord de Paris sur le changement climatique.)

À la suite de l’élection, elle continue de manifester chaque vendredi, toujours présente sur les réseaux sociaux, sur Twitter notamment. Elle utilise le hashtags #FridaysforFuture, repris par des milliers d’autres activistes.

La grève scolaire de Greta Thunberg a tout de suite pris une ampleur folle. Des manifestations commencent alors à s’organiser tous les vendredis, aux quatre coins du monde avec le même slogan #FridaysForFuture.

En effet, les mêmes types de manifestations ont été organisées aux Pays-Bas, en Allemagne, en France, en Espagne, en Belgique, en Australie et… au Luxembourg 😉

Greta est venue en France et a pris la parole place de la République lors de la manifestation du vendredi 15 Mars 2019. Cette manifestation a rassemblé plus de 20 000 personnes.

Elle a également participé à la manifestation “Rise for Climate”devant le Parlement Européen à Bruxelles et à la déclaration organisée par Extinction Rebellion à Londres

 

                                           

 

 

Greta Thunberg, nommée pour le Prix Nobel de la Paix

 

Ses démarches de grève pour le climat lui ont valu d’être nommée pour le Prix Nobel de la Paix. Si elle le remporte, elle sera la plus jeune lauréate depuis Malala Yousafzai, la militante des droits des femmes qui le remporta en 2014 à l’âge de 17 ans.

 

Le représentant parlementaire Freddy Andre Oevstegaard ainsi que deux législateurs Norvégiens ont proposé le prix Nobel de la paix à la jeune activiste, qui est devenue une voix éminente dans les campagnes contre le changement climatique.

Ils ont proclamé : « Nous avons nommé Greta car la menace climatique peut être l’une des causes les plus importantes de guerre et de conflit. Le mouvement massif que Greta a créé est une contribution immense pour la paix. »

 

La jeune femme a annoncé sur son compte Twitter qu’elle était honorée et reconnaissante pour cette nomination

 

Et après ?

 

Même si les manifestations sont un levier utile pour contribuer à l’évolution de la société, il est indispensable que des changements au niveau des gouvernements s’effectuent. Si la réaction des citoyens a été plus que démonstrative, celle de la part des états a été bien plus discrète. Peut-être que cela se concrétisera dans les semaines à venir, si les manifestations perdurent.

 

Et vous, pensez-vous que de tels mouvements peuvent faire changer les choses ? Auront-ils un réel impact sur les mentalités ? Avez-vous participé aux récentes marches pour le climat ?