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La grande prise de conscience de ces dernières années est qu’il est urgent de se mettre au vert afin de protéger notre planète. Nous l’avons vu récemment grâce aux marches pour le climat. 🌍

 Et depuis quelques années même le milieu financier s’y est mis, c’est ce que l’on appelle la finance verte. 🌱

 

La finance verte, c’est quoi ?

En fait c’est un peu comme la finance traditionnelle à la différence que les actions et les opérations financières ont un but bien précis qui est celui de financer des projets qui vont contribuer à améliorer la planète. On parle donc de lutte contre le réchauffement climatique ou encore de transformation du système énergétique en utilisant des ressources renouvelables comme l’air, l’eau, …

Pour mettre en place des projets comme ceux-là, la finance verte va privilégier l’investissement responsable (IR). C’est à dire un investissement qui prend en compte des critères environnementaux, sociétaux et de gouvernance en plus des critères purement financiers.

D’accord, mais concrètement comment on contribue à la finance verte ?

Plusieurs moyens existent pour contribuer à la finance verte.

Le plus classique : les obligations vertes.

Les obligations vertes ou Green Bonds existent depuis quelque temps, elles ont été lancées en 2008 par la Banque Mondiale suite à l’appel inattendu d’un groupe suédois.

Si vous vous demandez ce qu’est une obligation

Maintenant que l’on en sait plus sur l’origine de ces obligations, en pratique comment ça fonctionne ?

A la différence des obligations traditionnelles qui sont basées uniquement sur les taux et la volatilité*, les obligations vertes prennent en compte les aspects environnementaux des investissements effectués. Elles permettent par la suite de financer des projets qui participent à la lutte contre le réchauffement climatique ou qui permettent le développement d’une économie durable.

Concernant les acteurs, ils sont assez variés, il s’agit principalement de grandes institutions comme la Banque Mondiale qui en est à l’origine. Mais il peut également s’agir d’acteurs privés, Apple en est l’exemple : en 2013 la marque a émis des obligations vertes afin de devenir leur propre fournisseur d’énergies renouvelables !

Et depuis 2017, ce sont les Etats qui s’y sont intéressés. La France a émis la plus grande obligation verte d’un montant de 7 milliards d’euros. 

Vous vous demandez surement comment est défini le caractère vert d’une obligation, et si ce n’est ce pas une porte ouverte au greenwashing**?

Pour l’instant, aucune “liste” ne définit des éléments précis pour savoir si une obligation et le projet sous-jacent sont réellement profitables à l’environnement. Il existe seulement des lignes directrices concernant l’utilisation des fonds, le processus de sélection,…   

Mais selon la Banque Mondiale “des critères « verts » sont en cours d’intégration dans les processus de prêt.  

Le cadre réglementaire est donc encore un peu flou mais ne peut que s’améliorer dans les années à venir. 😉

Il existe tout de même des moyens qui permettent de faire le tri entre les différents projets et d’assurer une certaine transparence.

Il y a d’abord l’engagement pris par l’émetteur de l’obligation de transmettre un compte rendu détaillé sur les investissements réalisés et les projets que l’obligation finance.

Les différents labels.

Ensuite, la création de labels qui a été initiée par plusieurs pays, notamment le Luxembourg avec leur certification Luxflag. Elle a été lancée en 2017 et permet de rassurer les investisseurs sur les projets qu’ils financent.

Le label est attribué à un projet après une analyse selon plusieurs critères.

Le Luxembourg a également mis en place un espace consacré aux obligations vertes : la plateforme Luxembourg Green exchange .

Elle a été lancée en 2016  en raison de la forte demande de financement durable qui émergea suite à la COP 21***. Pour rappel, durant cette conférence il était question de la mise en place de projets de financement durable accessibles à l’épargne privée

La plateforme est donc entièrement dédiée aux instruments financiers verts et l’accès est limité aux émetteurs qui respectent certains critères d’éligibilité.

Mais il n’est pas le seul! La France a mis en place deux labels :

👉 Un label Investissement Socialement Responsable (ISR) créé par le ministère des finances. Il vous permet de choisir des placements responsables et durables, toujours en intégrant des critères de développement durable dans la gestion d’actifs financiers. (Si vous ne savez plus ce qu’est un actif financier, c’est par ici.)

👉Un label Transition Énergétique et Écologique pour le Climat (TEEC) qui est dédié aux fonds d’investissement. Pour être éligible un projet doit relever d’une activité “verte” et garantir certaines exigences en termes de transparence de l’information, d’impacts environnementaux et sociaux,…

Si vous ne souhaitez pas avoir recours aux financements classiques par les banques, il existe une alternative: le financement participatif.

 

Vous avez surement déjà entendu parler du financement participatif ou crowdfunding pour les bilingues.

Cela permet de financer des projets dans différents domaines (social, culturel,…) via une multitude de plateformes en ligne.

Si vous avez l’envie de rendre notre planète plus verte grâce à ce moyen, il existe de nombreux projets qui y contribuent et des plateformes se spécialisent même dans le crowdfunding éthique et durable. 🌱

C’est le cas de Blue Bees ou encore Lita qui favorisent des projets à fort impact environnemental et social (création de panneaux solaires Thermovoltaïques ou encore la protection des abeilles.)

Que vous soyez à la tête d’une entreprise déjà bien développée ou une entrepreneuse pleine d’idées, il est possible de lancer une campagne de crowdfunding. Il suffit juste de bien choisir la plateforme et le mode de financement, car oui il en existe plusieurs!

Il peut s’agir de:

👉 don avec ou sans contrepartie.

👉 prêt avec ou sans intérêts.

👉 d’investissement en titres (obligations, actions, ou redevances****).

Comme pour les obligations vertes, la France a mis en place un label: celui du financement participatif de la croissance verte. Il est similaire au label TEEC en terme de procédures et d’engagement.

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Voilà, vous savez maintenant pourquoi on parle de finance verte et les différents moyens pour y contribuer!

N’hésitez pas à poser vos questions ou à partager votre expérience sur les obligations vertes ou le financement participatif! Abonnez-vous à notre newsletter et suivez-nous sur les réseaux sociaux pour d’autres astuces financières et durables. 😉

Star’micalement vôtre,

 

Morgane

 

*La volatilité est l’ampleur des variations du prix d’un instrument financier. C’est à dire l’importance de l’écart entre le prix le plus haut et le prix le plus bas dans un intervalle de temps donné. Elle sert de paramètre de quantification du risque d’un instrument financier. Lorsque la volatilité est élevée, la possibilité de gain est plus importante, mais le risque de perte l’est aussi.

** Le greenwashing est une stratégie de communication et de marketing adoptée par des entreprises ou autres organisations. Elle consiste à mettre en avant des arguments écologiques pour se forger auprès du public une image écoresponsable, alors que la réalité des faits ne correspond pas. 

*** 21ème Conférence des parties de la Convention-cadre des Nations unies sur les changements climatique, on l’appelle aussi conférence internationale du climat.

**** Une redevance est une somme devant être payée à échéances fixes à titre de rente ou de dette.