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Cette semaine, on va entrer dans le vif du sujet. Avant même de parler investissement, il est nécessaire de connaître votre personnalité d’investisseuse. Eh oui, même quand il s’agit d’argent, il est toujours bon de bien se connaître ! Savez-vous que de plus en plus d’études démontrent que notre personnalité influence fortement les décisions d’investissement que nous prenons ?

Voici pour commencer quelques questions qui peuvent vous aider à déterminer votre profil.

1. vos motivations

Pourquoi investir ?

Vos objectifs d’investissement sont liés à votre style de vie et ce que vous voulez accomplir. C’est donc sur vos projets de vie qu’il faut se pencher avant d’aborder votre stratégie d’investissement. Quelles sont vos priorités ? Avoir un complément de revenus ? Être indépendante financièrement dans 5 ou 10 ans ? Vous assurer une retraite sereine ?

Par ailleurs, si vous réalisez des placements avec votre conjoint(e) ou une autre personne de votre entourage, soyez sûre de ce qui l’anime. Placer une partie de son patrimoine ne doit jamais être une décision prise à la légère.

Quel est mon horizon de temps ?

Vos objectifs doivent toujours être liés à un horizon de temps pour être utilisés comme base d’une stratégie d’investissement. Quand on parle de temps, on fait référence ici à la durée pendant laquelle votre patrimoine peut être investi. C’est cet horizon qui va déterminer en partie la stratégie d’investissement optimale. En général, plus votre horizon d’investisseuse est court, moins vous devez prendre de risques. Au contraire, si votre horizon de placement est lointain, alors les risques peuvent être plus importants en début de période et diminuer au fur et à mesure pour maximiser les chances d’atteindre vos objectifs à l’échéance.

2. vos centres d’intérêt et vos valeurs

Par ailleurs, les secteurs dans lesquels vous voulez investir va influencer la stratégie à adopter pour construire votre portefeuille. Êtes-vous particulièrement sensible à l’écologie ? Ou aux nouvelles technologies ? En fonction de vos choix, votre rentabilité attendue, votre risque ainsi que l’impact que vous générez peutvent grandement varier. C’est pour cette raison que vous devez avoir une bonne connaissance des forces et des faiblesses des secteurs dans lesquels vous décidez d’entrer.

3. votre capacité financière

En outre, connaître sa situation financière et ses capacités à réaliser des investissements est primordial. Il ne suffit pas d’avoir une vague idée de l’état de son compte en banque. Déterminez avec le plus de précision possible le montant que vous pouvez investir chaque mois/année.

Idéalement, vous devriez maîtriser 2 notions de comptabilité basiques pour ne pas être esclave de votre train de vie :

Le compte de résultat : pour faire simple, les entrées et sorties d’argent.

Le bilan : ce que vous accumulez comme avoirs d’un côté et comme dette de l’autre côté.

Faites la liste de vos dépenses et recettes mensuelles. Faites ensuite la liste de vos avoirs et de vos dettes. Dans le meilleur des cas, vos avoirs sont supérieurs à vos dettes et vos recettes supérieures à vos dépenses.

Si c’est le cas, parfait, le surplus de recettes peut être investi afin de générer des recettes supplémentaires sans que vous ayez à travailler plus pour y parvenir. Commencez par vous constituer un fonds d’urgence. Le reste constitue votre disponible pour commencer à investir.

Si vos dettes sont supérieures à vos avoirs, gardez bien vos autres dépenses sous contrôle et essayez de dégager un surplus tous les mois qui, une fois investi, vous permettra de faire travailler votre argent pour vous.

Cela vous permettra également d’arriver plus vite à l’équilibre et même de rembourser votre emprunt plus rapidement si vous le souhaitez.

 

4. Comment vais-je gagner de l’argent ?

Une fois votre stratégie définie, vous pouvez faire fructifier votre argent de plusieurs façons en investissant. Cela dépend du type d’instruments que vous utilisez et de la stratégie d’investissement que vous privilégiez. De manière synthétique, les principales sources de profit prennent la forme d’intérêts ou de coupons payés sur les obligations*, de plus-values en cas de revente ou de dividendes payés par les sociétés dont vous détenez des actions**. Les bénéfices peuvent également prendre la forme d’incitants fiscaux, c’est-à-dire de réduction de votre base de calcul d’impôt.

Enfin, quand vous réfléchissez à investir, le risque reste un élément capital ! Encore beaucoup de personnes restent à l’écart d’opérations financières, de peur de perdre une partie de leur patrimoine…

 

5. C’est quoi un profil de risque ?

Vous devez apprendre à maîtriser le risque et le gérer à un niveau auquel vous êtes confortable. Pour cela, rien de mieux que de diversifier ses investissements et de s’informer sur les différents titres investis. Mais avant ça, vous devez déterminer votre profil de risque et connaître son impact sur la gestion de vos économies.

Un profil de risque, qu’est-ce que c’est ? Pour être une investisseuse de choc, il est primordial que vous connaissiez votre tolérance au risque, en particulier votre tolérance à la perte d’une partie de votre capital. En d’autres termes : quel montant suis-je prête à perdre pour augmenter mes chances d’atteindre mon objectif endéans la durée de mon investissement ?

Plus le risque que vous prenez est élevé, plus le rendement que vous pourriez obtenir l’est aussi. Mais plus il y a de risque que vos placements perdent de la valeur ou même que vous perdiez la totalité de votre capital. Quand on se réfère au risque, on fait également attention à la volatilité***, c’est-à-dire variation de la valeur de l’investissement. Si ces variations sont importantes, on dit que ce titre ou ce marché est volatile.

 

 

6. Comment je détermine mon profil ?

Vous pouvez déterminer votre profil de risque en fonction de plusieurs éléments : votre âge, votre situation personnelle, vos connaissances en matière d’investissement, vos objectifs, votre horizon de placement…

Plus vous êtes jeune, plus vos capacités à prendre des risques sur le long terme est élevée. Vous disposez en effet de plus de temps pour reconstituer votre capital dans le cas où vous avez effectué un placement qui ne s’est pas révélé performant.

Il est plus facile de prendre des risques si vous êtes célibataire et sans enfant. Si vous disposez d’une somme à investir assez importante, vous serez également plus à même de réaliser des placements ambitieux.

Enfin, plus vous maîtrisez le marché dans lequel vous voulez réaliser un placement, plus vous serez capable de prendre les bonnes décisions. Si vous n’êtes pas expérimentée, il est préférable de commencer avec des petits montants ou de se faire conseiller et accompagner.

 

7. Les profils réglementaires

 

Cette notion de gestion du risque est tellement importante que le régulateur impose à chaque institution financière de déterminer avec précision le profil de risque de chaque client dès lors qu’il s’engage dans des opérations financières. Vous entendrez sans doute parler de la directive « Mifid » qui, entre autres, oblige les organismes financiers à classer les clients en minimum 3 catégories de tolérance au risque :

Le profil prudent : réticent à la prise de risque, cherche avant tout des produits qui offrent un rendement stable dans le temps. Dans son portefeuille : des obligations, des placements avec protection du capital, des fonds monétaires ou obligataires et un faible pourcentage d’actions. Il peut être amené à s’exposer un peu plus au risque de manière progressive.

Le profil équilibré : s’il n’est pas hermétique au risque, ce type d’investisseur préfère adopter une position équilibrée entre la sécurité et le rendement. On dit aussi qu’il adopte une position « neutre ». Il va accepter plus facilement dans son portefeuille des actifs boursiers, tout en restant vigilant au contexte microéconomique et géopolitique.

Le profil dynamique : c’est un investisseur chevronné. Il cherche avant tout un rendement élevé. Il n’hésite pas à placer en grande partie dans son portefeuille des titres boursiers. La volatilité ne lui fait pas peur.

Pour connaître précisément votre profil, la plupart des conseillers et organismes financiers vous demanderont de remplir un questionnaire qui les aidera à affiner leurs connaissances de votre appétit au risque.

 

8. L’impact sur la gestion de mes économies

Il est important de bien s’informer et/ou d’être accompagnée par un spécialiste pour gérer au mieux le risque dans la gestion de vos économies. Il existe plusieurs manières de le faire.

En mode “do it yourself”: sur une plateforme en ligne de passage d’ordre ou via votre institution financière. Vous avez votre propre opinion sur la stratégie à adopter et dans quels instruments investir. Vous communiquez les ordres à passer à votre banquier/plateforme et effectuez le suivi et ajustements nécessaires au fur et à mesure.

En mode conseillé : accompagné d’un conseiller financier, vous déterminez ensemble votre stratégie et recevez de la part de votre conseiller des recommandations correspondant à votre stratégie. Vous décidez quelles transactions vous décidez d’implémenter. Votre conseiller suit l’évolution de votre portefeuille et vous informe lorsqu’un changement est nécessaire.

En mode délégué : vous ne voulez pas vous en occuper vous-même, vous donnez le mandat à un gestionnaire professionnel de gérer votre portefeuille pour vous. Vous vous mettez d’accord sur les objectifs à atteindre et le risque que vous pouvez prendre et il s’occupe de tout.

 

Quelle que soit la formule que vous choisissez, bien se connaître est le point de départ pour une expérience d’investisseuse enrichissante et sereine.

N’hésitez pas à commenter cet article si vous avez des questions!

 

Quant à moi, je vous dis à bientôt,

 

Star’micalement vôtre,

 

Gaëlle

 

www.startalers.com

 

 

 

* Une obligation est un contrat de dette entre l’investisseur et l’emprunteur (un Etat ou une entreprise). L’obligation est souvent considérée comme un des instruments financiers les moins risqués. Cet instrument est utilisé par les Etats et les grandes entreprises pour se financer. Elle permet aux investisseurs de leur prêter une certaine somme pendant une durée déterminée et d’être rémunérés pour ce prêt via un taux d’intérêt fixe ou variable. A l’échéance de ce prêt, le montant initialement emprunté est remboursé à l’investisseur.

** Une action est une part de propriété d’une entreprise. Détenir une action d’une entreprise fait de vous un de ses actionnaires et vous donne droit à une partie des profits qu’elle distribue parfois en fin d’année, en fonction de ses résultats. La part des profits qu’une entreprise distribue à ses actionnaires s’appelle un dividende. Si les résultats de l’entreprise sont bons, sa valeur augmente et donc la valeur de ses actions. L’appréciation de la valeur des actions détenues par un investisseur s’appelle la plus-value.

*** La volatilité est l’ampleur des variations du prix d’un instrument financier, c’est à dire l’importance de l’écart entre le prix le plus haut et le prix le plus bas dans un intervalle de temps donné. Elle sert de paramètre de quantification du risque d’un instrument financier. Lorsque la volatilité est élevée, la possibilité de gain est plus importante, mais le risque de perte l’est aussi.