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Notre mission chez StarTalers est de vous aider à maximiser les chances d’atteindre vos objectifs long terme. Dans ce contexte, les plus gros freins à notre mission sont (1) la gestion de vos émotions et (2) la minimisation des frais dans l’implémentation de votre portefeuille. Dans cet article, nous abordons un instrument très populaire ces dernières années: l’ETF ou fonds négocié en bourse.

Le terme “ETF” vous fait peur ? En réalité, vous n’avez pas de soucis à vous faire. Ce concept est très simple à concevoir et nous allons vous aider à y voir plus clair ! Il se peut même que vous en ayez déjà entendu parler sous le nom de Exchange Traded Funds ou « trackers ». On vous dit tout sur la gestion passive, une pratique de plus en plus populaire au cours de ces 10 dernières années. 

 

Les ETF, qu’est-ce que c’est ?

 

On les appelle aussi trackers, fonds indiciels, ou Fonds négociés en bourse (FNB). Les ETF (Exchange Traded Fund) sont avant tout des fonds d’investissement. Ils vous permettent de diversifier votre investissement sur un panier d’actifs (actions, obligations…). Ils permettent également de gérer votre risque en vous dispensant d’un travail de sélection coûteux et chronophage. 

En réalité, il y a plusieurs avantages à choisir des ETF pour ses investissements. Tout d’abord, il est possible d’investir dans plusieurs entreprises, secteurs et géographies en même temps. Ils permettent ainsi une meilleure diversification et donc une optimisation du risque dans votre portefeuille. Ensuite, les frais de gestion des ETF sont peu élevés comparés à d’autres instruments comme les fonds de placement par exemple. 

 

La performance d’un fonds d’investissement se compare à un indice de référence. Cet indice est représentatif de la classe d’actif, de la zone géographique et de la thématique sur lesquelles il investit. Par exemple, un fonds en actions de grandes entreprises américaines pourra se comparer au S&P500, l’indice boursier qui suit la performance des cinq cents plus grandes capitalisations des États-Unis.

 

Alors qu’un fonds traditionnel met à profit l’expertise d’un gérant pour « battre le marché », un ETF se contente de répliquer fidèlement son indice, d’où son sobriquet de « tracker». On parle de gestion passive, par opposition à la gestion active pratiquée par les fonds classiques.

Les ETFs sont donc une alternative à faible coût pour construire un portefeuille,  parce qu’il ne faut pas payer de gestionnaire pour gérer le fonds.

 

Concrètement, comment ça fonctionne ?

 

Il existe deux manières de reproduire les performances d’un indice : la réplication physique et la réplication synthétique.

La réplication physique est la plus simple à comprendre. L’argent collecté par le fonds est directement investi dans les actifs constituant son indice de référence. Vous êtes donc exposée aux titres qui composent cet indice. Le prix de votre part variera en fonction de leurs fluctuations sur les marchés. Vous percevez les dividendes dans le cas d’un ETF en actions, ou les intérêts pour un placement obligataire.

La réplication synthétique est moins immédiate. Le fonds investit dans un panier de titres sans lien avec l’indice sous-jacent, puis « échange » sa performance contre celle de son indice de référence.

Par exemple, considérons que vous souhaitez investir dans un ETF répliquant le cours des actions américaines via un plan d’épargne n’autorisant que l’investissement en Europe. L’ETF à réplication synthétique échangera la performance des actions européennes qu’il détient contre celle de l’indice boursier américain de référence, auprès d’une contrepartie qui aura le besoin contraire. Ces techniques avancées permettent également d’obtenir des profils de performance plus ésotériques, démultipliant les performances ou suivant une évolution opposée à celle de l’indice. 

Enfin, les ETF sont des titres cotés en continu sur les marchés financiers. Contrairement aux fonds d’investissement traditionnels, qui ne sont valorisés la plupart du temps qu’une fois par jour ouvré, vous savez en permanence le prix auquel vous pouvez acheter ou vendre des parts.

 

Pourquoi ne pas plutôt faire confiance à l’expertise d’un gérant ?

 

Investir sur un tracker, c’est s’assurer de bénéficier de la croissance du marché auquel on souhaite s’exposer, tout en s’interdisant de faire mieux. Mais pourquoi se priver de professionnels capables d’une sélection avisée et performante des titres ?

Principalement parce que cette expertise est rémunérée sur votre capital. Les sociétés de gestion prélèvent trois types de frais, exprimés en pourcentage de votre investissement :

  • Les frais d’entrée, ou droits d’entrée, sont prélevés au moment de votre souscription. Les ETF n’en ont pas.
  • Les frais de sortie, ou droits de sortie, viennent diminuer le montant qui vous est restitué au moment du rachat de vos parts. Les ETF en sont également exempts.
  • Les frais de gestion rémunèrent annuellement la gestion du fonds, et sont directement pris en compte dans la valorisation des parts. Là où un fonds actif ponctionnera facilement 2% de votre capital, la gestion indicielle coûtera le plus souvent moins de 0,2% pour les principaux indices, et rarement plus de 0,5%.

Malheureusement pour les chantres de la gestion active, les études montrent que la grande majorité des gérants ne parviennent pas à battre leur indice de référence, quels que soient la classe d’actif et l’horizon considérés. S’il existe des professionnels capables de surperformances régulières, peu d’entre nous peuvent se permettre de consacrer du temps à les dénicher, et les ETF restent un moyen simple d’éviter de s’exposer aux convictions rarement rémunératrices de soi-disant experts.

 

Quels sont les risques spécifiques des ETF ?

 

Malgré ses avantages évidents, nous vous conseillons de vous attarder sur certains risques spécifiques à la gestion passive :

 

  • Le risque de liquidité (le fait de toujours trouver un acheteur et un vendeur) : les trackers sont négociables en continu sur les marchés financiers. Leur prix est donc soumis à l’offre et à la demande, qui évoluent autour de la valeur réelle des titres détenus ou répliqués. Vous constatez donc à chaque instant un écart entre le prix d’achat et le prix de vente. Négligeable pour un fonds dont la capitalisation dépasse le milliard, cet écart peut être plus important pour un tracker moins populaire : évitez ceux dont l’encours ne dépasse pas cent millions d’euros. Par ailleurs, en cas de panique boursière vous pourriez ne pas trouver instantanément preneur au prix affiché.

  • Le risque de contrepartie : dans le cas des ETF à réplication synthétique, vous obtenez la performance de l’indice choisi en l’échangeant contre celle du panier de biens que vous détenez. Si l’entité avec laquelle le fonds réalise cet échange est en difficulté, cela se ressentira sur la performance qui vous sera servie.

  • Des produits de plus en plus complexes : face à l’appétit des investisseurs pour la gestion passive, de nombreux ETF synthétiques plus complexes sont apparus, permettant, par exemple, de démultiplier les performances d’un indice, ou de profiter de sa baisse. Pour réduire ces rendements, on utilise un effet de levier, c’est-à-dire qu’on utilise l’endettement afin d’augmenter sa capacité d’investissement. On compte sur le fait que les bénéfices obtenus seront plus importants que la valeur de l’endettement. Utiles aux initiés pour dynamiser ou couvrir un portefeuille, ce type de produit n’est pas recommandé si vous maîtrisez bien ces produits et que vous avez du temps à consacrer au suivi de vos positions. Cela peut vite devenir une occupation à plein temps.

L’intérêt principal de ces instruments financiers réside dans leur simplicité : ne les laissez pas vous entraîner dans les abysses de la spéculation. Privilégiez des horizons de placement en cohérence avec les classes d’actifs ciblées, et fuyez les produits dont vous ne comprenez pas le mécanisme.

 

Comment investir dans la gestion passive ?

 

Vous pouvez souscrire à des ETF sur n’importe quel compte-titre ordinaire et même sur des comptes à fiscalité avantageuse si les actifs détenus par le fonds respectent les contraintes légales du compte concerné.

Privilégiez les principaux fournisseurs, dont vous trouverez facilement la liste sur internet. Ils vous prémunissent au maximum contre le risque de liquidité.

Prenez soin de comparer la performance réelle de l’ETF auquel vous souhaitez souscrire à celle de son indice de référence, sur plusieurs périodes (un an, trois ans, cinq ans). La différence doit être la plus réduite possible, signe que le tracker se comporte comme attendu.

Soyez également attentive au type de part auquel vous souscrivez. Certaines sont capitalisées : les dividendes versés par les actions sous-jacentes sont immédiatement réinvestis. D’autres vous reverseront ces dividendes sous forme de liquidités. Les premières sont généralement appelées « parts C », et secondes « parts D », et vous trouverez le détail de ces informations dans la documentation légale associée au produit, qui se nomme KIID (= Key Investor Information Document)

Enfin, soyez consciente que vous n’échapperez pas au risque inhérent aux classes d’actifs que vous avez ciblées : attendez-vous aux montagnes russes si vous investissez dans les actions de pays émergents, ou à une plus grande stabilité si vous suivez un indice obligataire de grandes compagnies. Mais qu’est ce qu’une classe d’actifs ? Il s’agit d’une catégorie homogène de ressources (actifs immobiliers ou financiers par exemple) qui possède une valeur économique et qui est susceptible d’apporter des revenus à son détenteur.

Que vous souhaitiez contribuer à l’avènement d’une économie plus verte, au développement des biotechnologies ou à la croissance des pays émergents, vous trouverez toujours un support adapté parmi la pléthore de fonds indiciels créés ces dernières années. Ils sont vos alliés dans la diversification de votre épargne, et pour vous créer un profil d’investisseuse qui vous ressemble.